Avant-première du film : The Cut, réalisé par Fatih Akin

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THE CUT - La Blessure

Un Film de FATIH AKIN  (Allemagne/France-2h18) Sortie Nationale : 14 JANVIER 2015

Dernier volet de la Trilogie du réalisateur sur l'Amour, la Mort et le Diable après "HEAD-ON" (2004) et "DE L'AUTRE CÔTÉ" (2007)

avec TAHAR RAHIM, SIMON ABKARIAN, MAKRAM J. KHOURY, HINDI ZAHRA, KEVORK MALIKYAN...

COMPÉTITION OFFICIELLE / LA MOSTRA DE VENISE 2014

AVANT-PREMIÈRE PUBLIQUE 

MERCREDI 7 JANVIER 2015 à 19h00 au cinéma Le CESAR (4 Place Castellane 13006 Marseille)

EN PRÉSENCE DE l'ÉQUIPE DU FILM 

DÉBAT animé par Boris HENRY

Séance en partenariat avec le CCAF SUD (Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France / Marseille Provence) à l'occasion de :

La 7e édition de AMNÉSIE INTERNATIONALE* 1915-2015 -RAVIVER LA MEMOIRE-

Les 23 et 24 Janvier (Camp des Milles, MuCEM, Docks des Suds)

*cette séance s'inscrit dans le cadre de l'ouverture d'Amnésie Internationale "AMNÉSIE FAIT DU BRUIT"

pré-vente pour la séance dès le lundi 15 décembre en caisse du cinéma Le Cesar (tarifs habituels)

 

Synopsis : Anatolie, 1915. Dans le tumulte de la Première Guerre mondiale, alors que l’armée turque s’attaque aux Arméniens, le jeune forgeron Nazareth Manoogian est séparé de sa femme et ses deux filles. Des années plus tard, rescapé du génocide, Nazareth apprend que ses filles sont toujours en vie. Porté par l’espoir de les retrouver, il se lance dans une quête éperdue, ponctuée de rencontres avec des anges et des démons, du désert de la Mésopotamie aux prairies sauvages du Dakota...

Dans THE CUT, le réalisateur aborde le thème du diable en s'interrogeant sur les blessures que l'on peut infliger aux autres, de façon délibérée ou sans le savoir, et sur la frontière souvent fragile entre le bien et le mal.

 

Extraits de l'entretien avec le réalisateur Fatih Akin (Dossier de presse du film) :

S’il y a bien un sujet tabou en Turquie, c’est celui du génocide arménien. Pourquoi avoir choisi ce thème pour votre nouveau film, THE CUT ? 

Je n’ai pas choisi ce thème, c’est lui qui m’a choisi. Mes parents sont turcs, et donc ce sujet m’interpelle, en particulier parce qu’il est tabou. Les interdits m’intriguent toujours, ils me donnent envie d’en savoir plus. J’ai découvert beaucoup de choses qui n’ont pas encore été analysées ou digérées. C’est le livre du célèbre journaliste turc Hasan Cemal, «1915 : Ermeni soykirimi » (1915 : Le génocide arménien), qui m’a donné le courage de faire THE CUT. Si le petit-fils de Cemal Paşa, un des militaires ottomans responsables des massacres pendant la Première Guerre mondiale, avait intitulé son livre ainsi, moi aussi j’avais le droit d’utiliser ce mot. Toutes les librairies ont vendu ce livre. Il était en vitrine, bien en évidence ! Si vous aviez évoqué le génocide dans un bar d’Istanbul à l’époque où Hrant Dink* a été tué il y a sept ans, vos voisins de table se seraient peut-être immiscés dans la conversation en disant : « Eh ! Mais de quoi vous parlez ? » Aujourd’hui, on peut en discuter sans avoir à murmurer. 

NB : *Hrant Dink était un journaliste et écrivain turc d’origine arménienne assassiné en 2007 à Istanbul par un nationaliste turc de 17 ans devant les locaux de son journal bilingue Agos. 

Selon vous, pourquoi le peuple turc a-t-il encore autant de mal à regarder en face cet épisode de son histoire ? 

Quand la population entière d’un pays est abreuvée de mensonges par ses historiens et ses gouvernements, quand génération après génération on lui répète « C’est un mensonge. Ce n’est pas ce qui s’est réellement passé », elle finit par l’assimiler. C’est le cas de la plupart des gens en Turquie. Leurs parents, leurs livres d’école et leurs journaux ne leur ont jamais fourni une version différente des événements. Je n’ai donc aucun reproche à leur faire. Mais je ne suis pas d’accord avec les hommes politiques lorsqu’ils disent qu’il faut laisser l’Histoire aux historiens. L’Histoire nous appartient. Elle appartient au peuple. À tout le monde. 

Comment vous êtes-vous documenté sur la question ? 

J’ai lu une centaine d’ouvrages sur le sujet, et même le journal intime d’un Arménien émigré à Cuba. Des documents sur les orphelinats, des récits sur les maisons closes d’Alep... Je me suis aussi rendu en Arménie pour la première fois, j’ai visité le mémorial d’Erevan et me suis entretenu avec son directeur, Hayk Demoyan. Il m’a dit que de nombreux Arméniens avaient émigré vers Cuba pour ensuite rejoindre l’Amérique du Nord. J’ai donc choisi d’en parler dans le film.

THE CUT est-il un film sur le génocide arménien ? 

C’est le point de départ de mon histoire mais THE CUT n’est pas à proprement parler un film sur le génocide arménien. Je ne suis pas un politicien, et je ne cherche pas à faire passer un quelconque message politique avec ce film. J’ai pris des événements historiques traumatisants, qui attendent encore d’être reconnus et étudiés, et je les ai intégrés à mon histoire. Même si l’intrigue se déroule il y a 100 ans, le film me semble tout à fait d’actualité : il traite de la guerre et des migrations forcées, mais aussi de la puissance de l’amour et de l’espoir, qui suffit à déplacer des montagnes. Je raconte l’histoire d’un père qui parcourt le monde jusqu’aux États-Unis à la recherche de ses deux filles. C’est une histoire sur l’émigration et l’immigration(...)


Avant-première du film : The Cut, réalisé par Fatih Akin. Dans la ville de Marseille. Le

Cinéma
4 Place Castellane  13006 Marseille - Tél. : 0892 68 05 97


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